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Automédication : libre accès et sécurité…

Mieux accompagner, sécuriser l’automédication et améliorer la concurrence sur les médicaments à prix libres :

C’est le but du  décret du 1er juillet 2008 qui permet l’accès direct à certains médicaments devant le comptoir des pharmacies.
  • Se soigner sans consulter un médecin est possible dans des situations bénignes, notamment par des médicaments disponibles sans ordonnance.
  • Améliorer l’accès des patients à une information adaptée et de qualité sur les médicaments qu’ils utilisent sans consultation médicale.
  • Leur offrir un choix éclairé et accompagné de conseils individualisés, pouvant prendre en compte l’ensemble de leur parcours de soins (suivi du dossier pharmaceutique = D.P.)
  • Maintenir toutes les garanties d’accessibilité, de disponibilité et de sécurité sanitaire qu’apportent les officines de pharmacie en France : proximité, service de permanence, équipe professionnelle dédiée et responsable soumise au contrôle de l’Inspection de la Pharmacie et de l’Ordre de pharmaciens, absence de contrefaçons, obligation de refus de vente et d’orientation vers le médecin en cas de doute, etc.
  • Offrir des prix publics concurrentiels et améliorer le pouvoir d’achat des citoyens.

Le décret du 1er juillet 2008 modifie le code de déontologie des pharmaciens pour autoriser le libre accès dans les officines à ces médicaments de médication officinale, dans un espace réservé, clairement identifié, situé à proximité immédiate du comptoir pour faciliter les échanges entre patients et pharmaciens ou préparateurs.

Il fixe également les critères de sécurité sanitaire utilisés pour établir cette liste qui est publiée et régulièrement actualisée sur le site internet de l’Agence Nationale pour la Sécurité du Médicament (ANSM) 

L’ANSM définit la liste des médicaments qui peuvent être présentés en accès direct dans les pharmacies selon des critères choisis pour garantir la sécurité sanitaire et la sécurité des patients :
  • ces médicaments, du fait de leurs indications thérapeutiques, peuvent être utilisés sans intervention d'un médecin pour le diagnostic, l'initiation ou la surveillance d'un traitement.
  • ces médicaments présentent une posologie, une durée prévue de traitement, une notice et un conditionnement adaptés.
Pour des raisons de sécurité, certains médicaments ne sont pas éligibles, en particulier :
  • les médicaments présentant des contre-indications majeures ou un risque important d’interactions médicamenteuses
  • les médicaments destinés à la population pédiatrique, dont le niveau de sécurité ne serait pas suffisant pour une utilisation en automédication.
Comment les Français prennent-ils en charge leurs petits maux quotidiens ?

Vaste question à laquelle une étude IFOP-BIOGARAN  apporte des éléments de réponses.

Ses résultats indiquent notamment, que des affections très fréquentes comme les jambes lourdes, les douleurs abdominales et les maux de gorge figurent en bonne place au palmarès de l’automédication.

Pour remédier à ces troubles, la plupart des Français se tournent d’abord… vers leur armoire à pharmacie. Ils sont 37% dans ce cas. Ils sont ensuite 35% à consulter leur médecin, et 29% à solliciter le conseil de leur pharmacien. L’automédication donc, est une tendance de fond chez la plupart des sondés, notamment les femmes. Un Français sur deux achète occasionnellement des médicaments sans ordonnance. En réalité, 79% d’entre eux considèrent que l’automédication permet de se soigner plus rapidement mais aussi de se sentir plus libre dans le choix de ses médicaments (58%) et de se prendre en charge de manière plus efficace (58%).

S’ils affichent leur confiance dans cette manière de se soigner, les Français restent conscients des risques. Parmi ces derniers, ils évoquent surtout celui d’une utilisation mal appropriée (30%) ou encore d’un surdosage (24%) médicamenteux. Ces résultats illustrent la nécessité de disposer d’indications claires quant à la posologie, la durée du traitement et les effets secondaires éventuels. Informations qui doivent être facilement accessibles à l’utilisateur et donc, directement affichées sur les boîtes de médicaments sans ordonnance. Ces informations  confirmeront les conseils du pharmacien, « prolongeant » en quelque sorte leur mémorisation.

Vous avez choisi un médicament en libre choix ? Il est judicieux de valider votre choix avec votre pharmacien, surtout si ce médicament est destiné à un enfant ou à une femme enceinte.

N’oubliez pas ! Le Pharmacien est le seul professionnel de santé qui délivre gratuitement des conseils !

Guy Toscano - Pharmacien
Diplômé de Phyto-aromathérapie et  Plantes médicinales
Conseiller en Nutrition et compléments nutritionnels.